Chewing-gum, un vrai problème écologique?

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nature chewing-gum

Qu’il soit utilisé pour rafraîchir son haleine après un déjeuner ou mâché par les enfants dans la cours de récré, le chewing-gum fait partie de notre quotidien. Mais qu’arrive t-il lorsque celui-ci n’a plus de gout et que vous en avez fini avec lui? 90% des chewing-gums sont jetés par terre avec beaucoup de négligence. C’est malheureusement la réalité du monde dans lequel nous vivons. Car il faut savoir que le chewing-gum est le second détritus le plus commun derrière le toujours aussi nocif mégot (un autre cheval de bataille pour Gumego par ailleurs).

Pourquoi le chewing-gum est un danger pour notre environnement

Le chewing-gum est fait à base de polymères (voir notre article sur la composition du chewing-gum) qui servent aussi à fabriquer la gomme de pneu. En effet, les chewing-gums que nous machons sont composés à partir de dérivés du pétrole.

Et bien entendu, le chewing-gum de par sa composition ne se bio-dégrade pas instantanément. Il met généralement 5 ans avant de disparaître (en moyenne), ce qui est énorme (mais rien comparé au mégot qui met 12 ans). 

Quand il est jeté sur un trottoir, il reste accroché au bitume jusqu’à  ce qu’il soit enlevé par la voirie. Mais cela coûte très cher, en plus du gaspille d’énergie et d’eau chaude, cela prend une demi heure pour nettoyer 50cm² et, sans pour autant avoir un résultat resplendissant. Un chewing-gum coûte trois fois plus à enlever qu’à acheter pour se donner un ordre d’idée.

Vous ne pouvez par exemple pas le composter car il ne se décompose pas. Comme pour le mégot, le chewing-gum pollue l’eau car il ne se dissout pas. Mais il a aussi un impact négatif sur la faune.

La faune touchée

Le chewing-gum peut être ingurgité à tout moment par les animaux qui peuplent l’environnement direct où celui-ci terminera sa (longue) vie. Vous avez surement entendu parler de ces oiseaux qui confondaient les chewing-gums avec des miettes de pain. Si bien qu’en avalant l’un d’eux par inadvertance, ceux-ci se retrouvent étouffés par la gomme. Le cas de certains poissons est assez symptomatique dans le sens où le chewing-gum réinvestit notre chaîne alimentaire en amont. En effet, certains poissons gobent les chewing-gums jetés dans l’eau. Quand ces poissons sont pechés des résidus de chewing-gums transformés en toxine se retrouvent dans leur chair.  En clair, le chewing-gum dérègle tout un écosystème en introduisant un simulacre de nouritture qui n’est pas comestible pour les animaux. Après tout, nous humains, ne l’avalons pas (sauf par inadvertance). Il est donc fréquent que les animaux s’étouffent avec celui-ci. Sa compsoition spongieuse permet aux bacteriex et autres saletés de s’y incruster contaminant ainsi l’espace vital l’entourant.

Pour empêcher le détritus chewing-gum de créer autant de dégâts dans un écosystème, le plus simple reste encore de le jeter dans un réceptacle approprié (une gumego box par exemple). C’est une solution beaucoup moins contraignante que celle existant à Singapour. A Singapour, le chewing-gum est carrément interdit depuis qu’il a empêché une rame de métro de se fermer. Autant rester dans la prévention que dans la répression, même si une amende en cas de manquement aux règles de propreté du « vivre ensemble » ne peut être qu’une bonne chose