Nettoyer les fonds marins

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les océans pollués

La pollution des fonds marins est un fléau qui échappe quelque peu à notre œil. Nous sommes nombreux à en subir les conséquences lors de nos baignades estivales. Mais ce n’est pas tout puisque ce ne sont pas que les littoraux qui sont touchés mais bien toute la surface océanique planétaire.

Le plastique est l’un des produits industriels à base de pétrole les plus utilisés dans le monde. Il a aussi l’inconvénient de ne pas être biodégradable. D’où le fait qu’il finisse sa longue existence dans les obscurs fonds océaniques. Ces déchets sont nocifs pour la biodiversité marine, car les faunes finissent tôt ou tard à en ingérer (comme lorsqu’ils s’enroulent à la base des coraux). Le métal n’est pas en reste en termes de déchets polluants les fonds marins. Les canettes et autres boites de conserves trônent aussi dans les abîmes. Puis viennent les bouteilles en verre, le carton, les fils de pêches, les mégots, les chewing-gums etc… Si certains spécimens marins s’accommodent (ex: un pneu servant d’habitat) de cet amas de détritus, l’écosystème est à tout jamais perturbé.

Que faire face à ce fléau qui par la force des choses empiète sur d’autres strates environnementales jusqu’à toucher directement l’homme.

Que faire pour lutter contre cette pollution?

En raison de la taille des océans, il est pratiquement impossible de les nettoyer à l’aide de filets et de navires standards. Si par hasard, l’humanité serait tentée d’agir de cette façon cela prendrait 79000 années pour complètement nettoyer nos océans (en plus du coût effectif de l’opération). L’initiative de « The  Ocean Cleanup » parait être la plus réaliste mais aussi la plus ingénieuse. Imaginée en 2013 par un petit génie de 16 ans ayant une véritable aversion pour ces déchets qui flottaient sur ce lieu de vacance. Pour simplifier la chose, il a mis au point une barrière flottante qui drainerait tous les déchets. La barrière serait longue de 2 kilomètres en forme de V qui piégerait les déchets grâce aux courant marins. Au centre de cette structure, une plateforme extrairait les surplus de plastiques. De par sa conception, elle devrait résister aux conditions extrêmes car elle serait suffisamment souple pour suivre le mouvement de l’eau. Cette solution devait être testée en Juin dernier mais il y a eu un contretemps. Le projet devrait être véritablement opérationnel à l’horizon 2020. Si cela fonctionne (ce qui n’est pas à l’heure actuelle confirmée), on pourra traiter de façon efficace ce problème.

Pollution océan

Le projet pas si fou de Boyat Slat

Prendre le problème à la source est bien plus qu’une option. En effet, pour qu’il y ait moins de déchets rejeter dans les océans, peut être faudrait-il commencer par rejeter moins de déchets tout court. Le collectif « Initiatives océanes » travaille dans ce sens. C’est un programme qui vise à réduire les déchets à la source en collectant les détritus sur les bordures de rivières, lacs et fonds marins. Cela peut paraître insignifiant mais ce genre d’initiative à le mérite d’exister. Ce n’est pas en récoltant à la main les détritus que nous allons sauver le monde mais c’est en faisant ce genre d’opérations que l’on peut sensibiliser la population et ainsi l’éduquer pour la conduire vers un comportement éco-responsable.

Seul une prise de conscience majeure peut faire changer les choses. Les intiatives ingénieuses comme celle de The Ocean Cleanup vont aussi permettre de rendre la terre un peu plus propre. Mais à une seule condition, que l’humanité arrive à freiner cette courbe exponentielle en termes de rejet de déchets.